On l’aura compris. Le grand scoop de fin d’été ce n’est pas l’affaire DSK, ce n’est pas la famine dans la corne de l’Afrique, ce n’est pas le fiasco des banques, ce n’est pas non plus le nième plan d’austérité pour sauver le système de MM. Trichet et consorts, ce n’est pas le retournement de l’affaire Laetitia, encore moins les fermetures d’entreprises provoquant une augmentation record du chômage et les centaines d’OQTF envoyées aux immigrés, c’est avant tout l’extraordinaire proposition sacrificatoire des plus riches des riches qui, pris d’un frénétique besoin de générosité, ont proposé de mettre un peu de monnaie dans les poches trouées d’un Etat qui leur a déjà beaucoup donné. Comme on pouvait s’y attendre, le gouvernement, plus discipliné que le plus talentueux des chiens de garde, a pris au vol cette proposition digne au moins de quelques légions d’honneurs de plus pour ces merveilleux donneurs qui ne savent vraiment plus quoi faire de l’immensité de leur fortune !
Et pourtant, les citoyens de notre pays, comme des autres, auraient tout avantage à mettre ces pauvres riches à la retraite, avant qu’il ne soit trop tard, qui sait, lors d’une prochaine plongée de la bourse qui pourrait les terrasser d’une crise « eurodiaque ».
Qu’on se le dise, l’utilisation de l’argent publique ne doit plus être dictée par les banquiers mais par les peuples. Programme ambitieux certes, mais qui ne risque rien sait ce qu’il attend, la misère, la violence, le « no futur » pour les jeunes et la poubelle pour les anciens. Décidément, le « sérieux » doit changer de camp.